| OECUMENISME | ||
|
chers amis, Je dois prtir pour Dôle soigner ma mère. j'annule la réunion prévue pour lundi 6 février. La date de la prochaine réunion sera signalée prochainement. merci beaucoup. Marie-France LES EGLISES ORIENTALES APOSTOLIQUES L’unité des Eglises orientales fondées par les Apôtres, fût réelle ; leurs routes furent diverses dès l’origine (1ère réunion). Comme Jésus le lui a demandé et vu son charisme particulier, Jean s’occupe de sa mère Marie est aussi Mère de Dieu (concile d‘Ephèse), mère des Apôtres, centre de l’Eglise mystique. La femme est le ciment de la communauté dans le monde juif. Cette partie concerne l’histoire de la liturgie, laquelle se conjugue toujours au pluriel. Les Apôtres sont des juifs donc sous la période apostolique, on célèbre le christianisme àl’intérieur de la foi juive. C’est-à-dire que l’on célèbre les mystères de l’Ancien Testament en affirmant leur réalisation dans le christianisme. La ’ période apostolique’ concerne celle des Apôtres eux-mêmes mais aussi celle des gens qui les ont connus. L’année liturgique naît, àl’époque de Jésus, bien constituée avec deux liturgies : celle du Temple et celle de la synagogue. Or les juifs sont déjà dispersés sur toute la surface de la terre et la liturgie du Temple ne pouvait se célébrer qu’à Jérusalem, ils prient dans une sorte de célébration synagogale des Fêtes du Temple. Les synagogues qui se trouvent partout où sont les juifs instaurent la célébration de la Parole à défaut d‘une célébration sacrificielle. Selon un schéma assez universel dans toutes les synagogues et encore aujourd’hui, après la destruction du second Temple en 71, on se réunit et on chante en attendant la reconstruction du troisième Temple. Le cycle des célébrations est double : 1_quotidien + hebdomadaire. On mémorise les textes en semaine et on les explique le samedi. On se réunit tous les jours, dans les maisons, sur les terrasses, soit chez le plus dévôt, soit chez le plus savant, pour se raconter l’Histoire Sainte, laquelle est constituée d’un milliard de choses. La Bible est une anthologie en vue d’une liturgie synagogale. C’est un peuple qui avait une mémoire extraordinaire, c’est l’écrit qui tue la mémoire. 2_On se réunit pour les Fêtes du Temple qu’on ne peut pas fêter au Temple selon deux cycles: Le cycle d’hiver ( 8 mois)commence en octobre avec : Rosh Hashana, marque le début de l’année, appelée également ’jour du jugement’ période de 10 jours d’examen de conscience et de pénitence.10 jours sont laissés pour se convertir ; Jean-Baptiste a prêché ces jours-là. Yom Kippour, on efface tous les péchés et Dieu scelle définitivement le destin de chacun. Sukkot , fête des Tabernacles ou des Cabanes, commémore le temps où les Israélites vivaient dans le désert, protégés par Dieu. La fête de la Dédicace commence le 25 décembre jusqu’au 6 janvier ; elle fait mémoire de la reconstruction du second Temple au retour d’exil (530 av. JC)et de la reconstruction du second Temple par les Grecs après profanation (170 av. JC). C’est alors que s’était produit le miracle de la lampe (Jn 8, 12). Pourim est une petite fête, puis la grande fête de la Pâque en avril, puis 50 jours après, la Pentecôte. La théologie d’alors affirme que Dieu nous a sauvé à Pâque sans notre mérite ; pour jouir de ce salut, il faut le mériter à la Pentecôte. Autrement dit, Dieu nous a sauvé par son bras étendu à la Pâque mais il le fait réellement à la Pentecôte par sa loi donnée au Sinaï. Tableau simplifié : Genèse Exode ---- Lévitique Nombres ------ Deutéronome Origine, eaux primordiales Mer Rouge Jourdain Théophanie de Dieu Théophanie code Théophanie code Épreuve d’Abraham Épreuve Épreuve Dieu se répète dans une progression ; les Apôtres répètent ces fêtes en leur donnant une coloration chrétienne. Le christianisme des premiers siècles est donc un christianisme juif. Les Juifs et les chrétiens sont persécutés, donc les judéo-chrétiens sont de moins en moins nombreux au profit des chrétiens de la diaspora. A la fin du IIIème siècle, l’Eglise des nations se trouve avec un patrimoine qu’elle ne comprend plus. A partir du IVème siècle, vont naître les liturgies à cause du phénomène d’inculturation, dont la plus ancienne est celle de Jérusalem : ville qui perd de son rayonnement à cause de la politique ; la langue grecque est imposée pour la liturgie. Ensuite naissent les liturgies d’Antioche, de Bagdad et de Rome. On trouve la plus ancienne des prières eucharistiques dans le texte de la Didache ; le texte de la consécration est basé sur les trois bénédictions des Juifs. La prière juive litanique devient la prière des 12 Apôtres. Pour la prière eucharistique : utilisation de l’encens porté par l’ange. Aujourd’hui, on ne comprend plus pourquoi l’encens, l’ange et l’eucharistie sont liés : en fait, il s’agit de la façon dont les Apôtres vivaient leur foi. La 3ème prière eucharistique date d’Hippolyte, qui avait eu des démêlés avec le pape Calixte, la 2nde est une invention vaticane, la 1ère époque apostolique av. 150…Les liturgies se diversifient en grec, gallican et mozarabe ; tout cela forme le corpus du grégorien, proche du chant des troubadours, ce chant fut réhabilité au XIXème siècle. A Bagdad, les textes apostoliques ne seront modifiés que par les Patriarches, Rome ne connaît que le Canon romain, d’autres préfaces apportées par Vatican II. A Antioche, liturgie originale, l’anaphore de Saint-Jacques donne le Sanctus. Le Gloria est le même dans la liturgie syriaque : reprise de l’araméen ; le Sanctus vient du Quadish qui se récite lorsqu’on est en présence de Dieu ; nous, les latins, on n’a pas le Quadish, mais les orientaux l’ont : c’est le Trisagion Chez les Coptes, la liturgie est calquée sur les célébrations pharaoniques. Nous devons insister sur notre socle judéo-chrétien, les juifs sont nos pères dans la foi et non pas nos frères, car chez eux, c’est le fils cadet qui compte le plus. Notes d’A-C Fouillet et M-F Paillard |
||